mercredi 20 mai 2009

Pour que votre monde tourne plus rond



Que feriez-vous pour que votre monde tourne plus rond ? Allez-y dites n'importe quoi. Quelque chose de fou qui améliorerait votre quotidien, qui vous ferait sourire. Des idées ?

Ceux qui me connaissent personnellement savent que je suis très enfantine. J'aimerais bien qu'on installe une piscine remplie de balles au centre-ville - vous savez comme dans le jeux au McDo ? Jamais pu essayer ça dans mon enfance, imaginez le manque... Qu'à cela ne tienne, Mentos est là pour peut-être réaliser mon rêve ! Comme je fais partie de l'équipe qui a orchestré cette campagne web, je ne pourrai pas aller sur le site Pourquevotremondetourneplusrond.ca pour proposer mon idée... mais je peux vous inviter à y aller à ma place par contre ! Dans le cadre de ce concours (jusqu'au 5 juillet), Mentos réalisera deux des meilleures idées folles soumises par le public en août (un au Québec et l'autre ailleurs au Canada) en plus d'offrir 5 000 $ à chacun des gagnants.

Pour lancer la campagne au Québec, un événement rempli de rebondissements (calembour !) s'est déroulé à Montréal lundi dernier. Dans le but de créer un moment fantaisiste et joyeux, une centaine de personnes ont sautillé avec des jumping balls en plein centre-ville sur l'heure du dîner. Fidèles à eux-mêmes, les Chick'n Swell (présidents du jury pour le concours dans la belle province) étaientprésents pour inviter les gens à effectuer toutes sortes de folies (dont un jeu de quilles humain géant). Aurélie Alaume a d'ailleurs laissé son orgueil de côté et est venu lâcher son fou avec moi (je n'allais pas tout de même regarder les autres avoir du fun sans rien faire !). J'ai aussi vu au passage quelques curieux dont Pierre Bouchard et Serge Vallière. Carl Charest m'a aussi dit être venu faire son tour... Bref, si vous avez manqué ce moment dingo, la vidéo a été mise en ligne hier sur Youtube. Allez voir aussi celle de Toronto, sauter dans la peinture ça devait être pas pire aussi...

Si vous voulez encourager notre campagne ou échanger avec nous via Twitter , Facebook ou FlickR, n'hésitez pas ! Ça se fait sans prétention... Venez déconner avec nous :o)

samedi 16 mai 2009

Cas Bixi : éduquer les clients mais surtout nos collègues

Je ne manque assurément pas de sujets pour bloguer... peut-être un peu de temps. Mon ami Jordan appelle ça de la procrastination - attendre le moment parfait / le billet parfait / le sujet parfait avant de publier. Ça se soigne ? :o)

La semaine dernière a été haute en couleur donc pour l'industrie des communications. D'abord, le scandale de Morrow Communication avec le Bixi - faux blogue, personnages fictifs; des échanges avec la communauté basées sur du bidon. "Et puis, ça se fait ailleurs..." de répondre M. Morrow à Patrick Lagacé lorsque celui-ci lui a demandé le pourquoi du comment. Quelle excuse ! Ça se fait si tout le monde le fait ! Comme ma mère me disait plus jeune pour ne pas que je me laisse influencer par toutes sortes de niaiseries : Si quelqu'un saute en bas du pont, sauteras-tu toi aussi ?

Bref, quand d'autres font des choses d'insensées, dois-tu suivre le lot ? Ceux qui agissent sans se poser de questions ne devraient pas agir. Une campagne de communication basée sur la tromperie, ça ne se fait pas, 2.0 ou non. Le gros bon sens, non ? Foutue mauvaise pub pour le Bixi, un projet génial tout de même... Et le client dans tout ça ? Il a acheté ce qu'on lui a vendu comme stratégies et comme tactiques. Doit-on lui en vouloir ? Il a fait affaire avec un "professionnel". Pour citer Guy Litalien, professionnel des RP aguerri, qui commentait l'affaire sur Facebook :

En passant, il est tout de même incroyable qu'aujourd'hui que des pros de la communication omettent la base déontologique de leur pratique. Extrait du code de déontologie de la SQPRP et la SCRP : Tout membre doit s'astreindre aux plus hautes normes d'honnêteté, d'exactitude, d'intégrité, de vérité et ne doit pas sciemment diffuser des informations qu'il sait fausses ou trompeuses.

Tout professionnel des RP soucieux des intérêts de son client ne prendrait le risque de salir l'image de ce dernier, ni de saper la confiance fragile du grand public envers lui. Michelle Sullivan en parle aussi de ce code d'éthique et a même lancée une invitation à M. Morrow pour le 3e mardi de demain ! Pas bête, car il importe que tous nos collègues comunicateurs intéressés par les médias sociaux apprennent à les utiliser dans les règles de l'art. Transparence, authenticité et collaboration. Sinon, comme le dis Marie-Claude Ducas, le grand perdant ce sera 'industrie des communications...

Rappelons au passage que les médias sociaux, ça ne se prête pas à tous les mandats et à tous les clients. Inclure les médias sociaux dans un plan de communication intégrée n'est pas une obligation; il vaut toutefois la peine de s'attarder un instant pour en examiner la pertinence. Selon Dimitri Gourdin, c'est la dictature des médias sociaux qui amènerait plusieurs non-initiés à proposer n'importe quoi à ses clients afin d'être dans le coup. Je suis assez d'accord. Toutefois, la pression vient beaucoup des clients également : ils veulent être dans les médias sociaux. Ils ne savent pas comment ni nécessairement pourquoi parfois, mais ils sont intéressés. À nous de les éduquer. À nous aussi d'éduquer nos collègues qui s'intéressent à la chose. On se voit demain au 3e mardi ?