lundi 27 juillet 2009

Faux blogues : la chasse aux sorcières est lancée

Lorsque le scandale du Bixi a été révélé au grand jour, j'ai été la première à m'insurger contre la malhonnêteté de la tactique de communication qui a été utilisée. Des personnages montés de toutes pièces dans un blogue qui se voulait près des citoyens, bref, vous connaissez mon avis sur la question et plusieurs ont également fait largement connaître leur mécontentement.

Mon collègue François Beaugard - toujours à la recherche d'épineux problèmes d'éthique - m'envoie il y a plusieurs jours ce billet de Patrick Lagacé outré par une AUTRE ignoble stratégie de marketing. Son texte part en fait d'un témoignage d'une collègue, soit la rédactrice en chef du magazine Urbania, horrifiée de s'être "fait avoir" par la nouvelle campagne de Pepsi utilisant les médias sociaux - icicestmieux.ca.

L'histoire ? Un petite couple sur Facebook a demandé à la journaliste de devenir son ami. Elle a accepté, mais Ô scandale, ce petit couple n'était en fait rien d'autre que des marionnettes engagées par Pepsi pour répandre vices et péchés autour d'eux (en fait c'est surtout bonheur et un peu de folie mais bon - chut).

Et voilà que des gens se soulèvent encore une fois, réclamant un monde plus vrai où la justice régnerait et où les pauvres gens ne se feraient pas escroquer par de vils communicateurs en manque d'argent et d'attention. Sentez-vous ici ce vent d'ironie ? Oui, c'est à mon tour d'être outrée de la tournure des choses. Fallait sans doute s'y attendre, les gens se sont fait avoir une fois et maintenant la méfiance règne.

Trouvez-vous que c'est la même chose, vous, cette campagne de Pepsi et celle du Bixi ? Je l'ai vu en plus ce petit couple Facebook dans plusieurs pubs de Pepsi à Musique Plus. Rien de caché, pas de tromperie. Est-ce qu'on a voulu teaser un peu les gens en n'identifiant pas clairement Pepsi ? Je pense que oui. C'est interdit maintenant d'user d'un peu de mystère dans des campagnes ?

Bon peut-être que je prêche pour ma paroisse. Avant de travailler pour une agence, il faut dire que j'ai toujours aimé la pub, la bonne pub, celle qui use de créativité et qui sait comment faire interagir les gens.

Ça me fait pensé au 3e mardi de juin. Je me souviens qu'un des conférenciers - Nicolas Cossette, un gars de l'agence Web NVI - racontait avoir monté une fausse vidéo montrant un requin dans le Saint-Laurent. Bref, cette vidéo avait été envoyée à Dominic Arpin qui l'a publiée sur son blogue pensant que c'était une vidéo bien réelle. Quelques jours plus tard, les gars de l'agence ont dit à Dominic qu'il s'était fait piégé et que cette vidéo annonçait la nouvelle émission Légende urbaine à Canal D. Chouette idée non ? Dominic a trouvé l'astuce bien sympathique aussi. Une fois ce cas raconté, plusieurs participants du 3e mardi ont dénoncé le manque de transparence de cette démarche publicitaire et n'étaient pas d'accord avec cette tactique de "je t'ai bien eu !". Alors, dites-moi, ne peut-on plus surprendre ni les consommateurs, ni les journalistes maintenant ? Et si on peut faire que les gens s'amusent un peu c'est rigolo non ? Je sais que la ligne est mince entre un autre cas Bixi et une simple stratégie créative, mais tout de même, calmons-nous le ponpon un tantinet.

La même histoire se répète maintenant pour les flashmobs avec le cas du rassemblement pour Michael Jackson qui s'est déroulé à Montréal lundi... Sur ce, je vous laisse avec le commentaire de mon ami Laurent Maisonnave sur ce billet :
Dans cette histoire il y a deux clans : Ceux qui y étaient et ceux qui en parlent. J’ai la chance de faire partie du premier groupe. J’ai également la chance d’être membre de la très mal vue «classe des gens de marketing Web qui font de leur mieux pour que la communication sorte de la pub classique de papa» (ouf!).

samedi 11 juillet 2009

Nouveau mandat : mon retour aux sources

Je voulais partager avec vous ce petit moment de joie ! Lorsque j'étais à Moisson Montréal, je m'occupais d'un programme de lutte contre la faim instauré par l'entreprise internationale Sodexo en 2000. Depuis 9 ans, en collaboration avec Moisson Montréal, l'entreprise met en marche le programme Alimenter le futur dans le but d'offrir un lunch chaque jour gratuitement à des enfants défavorisés de Montréal. Cette initiative a été instaurée dans le but de pendre la relève, pendant l'été, des programmes en fonction dans les écoles durant la période scolaire.

Faire la promotion de ce programme auprès des médias était pour moi chaque été un bonbon. Je terminais tout juste la production de notre rapport annuel et j'avais besoin de souffler un peu. Sodexo est réellement une très belle entreprise responsable et ils ne cherchent pas nécessairement à le crier sur tous les toits. C'est pour moi un plaisir que de mettre de l'avant leur engagement dans la lutte à la pauvreté via leur Fondation. Belle culture d'entreprise.

Isabelle Huot, la porte-parole que j'ai trouvée il y a 3 ans pour le programme, est aussi réellement une soie. Quelle trouvaille ! Une personne généreuse, disponible, passionnée, vraiment agréable à travailler. Et c'est sans doute une des personnalités les plus occupées que j'ai connues ! Nutritionniste, animatrice, auteure, elle planche présentement sur l'écriture d'un livre, mais elle nous offre tout de même beaucoup de son temps pour la cause.

Mon travail n'était pas si différent chez Moisson Montréal en comparaison à chez Cossette : je devais littéralement traiter nos donateurs / partenaires comme des clients. C'est certain que c'était plus facile quand je sentais que l'entreprise, ou du moins mon contact, avait du coeur et qu'il était authentique. Un bon client nous permet toujours de nous donner davantage, de mieux gérer notre stress et de faire preuve de créativité. Je profite donc à fond de ce retour aux sources et j'ai bien du plaisir à retravailler avec tout "mon monde".

dimanche 5 juillet 2009

Événement : comment accomoder les blogueurs ?

La Société canadienne en relations publiques (SCRP) a intégré plusieurs facettes des médias sociaux dans l'organisation de son congrès annuel cette année. Compte Twitter pour suivre les conférences, événement Facebook, blogue On the Edge sans oublier les vidéos agrémentant le site Internet qui ajoutent à l'interactivité (on repassera pour le bilinguisme du site...).

Comment intégrer au maximum les communications numériques lors d'un colloque, d'une conférence, d'un congrès ? C'est à cette question que répond de façon fort pertinente Martine Dorval dans son dernier billet. Plusieurs de ses recommandations peuvent aussi s'appliquer à un événement destiné aux médias et aux blogueurs (ou seulement à ces derniers). Voici un résumé de ma lecture et quelques commentaires :
  • Fournir un accès Internet sans fil lors de l'événement et en informer les participants. Ceux-ci pourront se mettre en mode blogueur ou gazouilleur selon leur humeur !
  • Demander aux blogueurs de s'identifier. On les repère pour les traiter, selon Martine, comme des journalistes avec accès spécial et salle réservée (café, postes de travail). En les identifiant, ceux-ci peuvent aussi se reconnaître entre eux. Note : Lorsque j'ai invité des blogueurs et des médias lors d'un même événement, je me suis demandé si les journalistes s'en offusqueraient. Pas du tout, tout le monde a eu l'air de bien s'entendre. Chacun son créneau, chacun sa mission, chacun son public... Dans le cas d'un événement à teneur politique, ça a déjà toutefois soulevé bien des tollés...
  • Recruter des blogueurs officiels (connus) et le faire savoir. Par exemple, la Société québécoise des professionnels en RP (SQPRP) a demandé au très respecté Claude Malaison d'agir à titre de "blogueur émérite" via Twitter lors du gala des Prix d'excellence le 29 mai dernier.
  • Offrir des primeurs aux blogueurs. Si vous avez pensé à des informations spéciales pour les médias, penser à en trouver d'autres pour les blogueurs. Il faut aussi se rappeler que blogueurs et journalistes ne s'intéressent pas nécessairement aux mêmes genres de scoop. Merci au vénérable Carl Charest qui m'a déjà prodigué quelques conseils à ce sujet :o)
Je pourrais ajouter qu'il peut être intéressant de webdiffuser les conférences afin de rejoindre les gens qui ne peuvent se déplacer, comme cela a été fait à Podcamp Montréal l'an dernier par exemple. Au 3e mardi, notons aussi que toutes les soirées sont filmées puis ensuite diffusées. On pousse finalement l'information au maximum afin que celle-ci vive même une fois que l'événement terminé. Quels sont les incontournables pour un événement à l'ère du web selon vous ?