vendredi 14 mai 2010

Le Ipad sauvera-t-il l'industrie des magazines ?

Mission claire, offre ciblée, déclinaison sur plusieurs plateformes (dont le iPad qui sera mis en vente ici à la fin du mois et pour lequel plusieurs publications préparent des applications), toutes ces stratégies sont bonnes, à condition d'offrir un contenu de grande qualité. - Article de Nathalie Collard à propos de l'avenir des magazines au Québec
La semaine passée se tenait la rencontre annuelle des membres de L'Association des éditeurs de magazines du Québec. Distinctions et défis rencontrés par l'industrie étaient au menu. Tout comme les grands quotidiens, les magazines tentent de tirer le mieux possible leur épingle du jeu compte tenu de la crise économique certes, mais surtout de l'influence d'Internet. On le sait, les journaux et les magazines doivent rivaliser avec les webzines, sites Internet d'information de toutes sortes et médias sociaux où sont diffusées des nouvelles en temps réel aux quatre coins de la planète. Je ne suis pas de ceux qui croient que le support papier disparaîtra, mais il est certain que les médias imprimés devront se renouveler. On en a parlé et on en parle encore abondamment : l'avenir est aux médias de niche, au journalisme d'enquête, aux articles en profondeur et au contenu de qualité.

Le Ipad, qui sera mis en marché au Canada dès le 28 mai, vient donner un second souffle aux magazines qui pourront, grâce à ce nouveau gadget, déclinée leur contenu de façon très créative et interactive. D'ailleurs, aviez-vous vu la vidéo montrant le magazine Wired se refaire une beauté en format Ipad ? Je vous invite fortement à la visionner ou à la revoir tant on y laisse entrevoir une fabuleux avenir pour les magazines. Suis-je trop optimiste ?

Intriguée, j'ai eu la chance de manipuler un Ipad au bureau dans les derniers jours. Je suis d'avis que c'est bien plus qu'un gros Iphone (c'est étrangement très léger) ! Oui les applications sont diversifiées, les jeux rigolos, etc., mais ce qui était intéressant pour moi était ce nouvel aspect de "lecture" qu'offre le Ipad. Un espèce de mix entre l'expérience de lire un livre de façon réelle (on tourne les pages avec le doigt) avec celle d'un site Internet qui proposerait une panoplie de fonctionnalités. Par exemple, on ouvre un livre. On peut se rendre à la table des matières d'un seul clic peu importe la page où nous sommes. Celle-ci nous amène aussi d'un seul clic aussi au chapitre voulu. En double-cliquant sur un mot du livre, on peut avoir accès à sa définition dans le dictionnaire ou effectuer une recherche sur Wikipédia. On peut même surligner des passages en couleur, un peu comme on le ferait avec un marqueur dans un document que l'on doit lire pour nos études, et ce, sans dégrader le papier ! Fantastique. Pour la grande utilisatrice de transport en commun que je suis, j'aime beaucoup aussi l'idée de pouvoir entreposer magazines, livres et journaux dans un cet appareil mobile design, incluant l'accès à Internet et l'écran tactil (plus intéressant que le Kindle d'Amazon il me semble).

Dans la vidéo de Wired, on y entrevoit également une infinité de possibilités pour les annonceurs. Des publicités virtuelles qui peuvent surprendre le lecteur, l'amuser, lui proposer une expérience pertinente et stimulante, voilà ce qui est possible, du moins, si les entreprises se donnent la peine d'être audacieuses et innovatrices. Il y a aura décidément moyen de s'éclater. Cela demeurera tout de même que le contenant. Si le contenu ne suit pas, la métamorphose des magazines ne pourra assurément pas être complète. Qu'en pensez-vous ?

Pour en savoir plus :
Magazines sur iPad : impressions mitigées
First Looks: Magazines on the iPad
Five Ways the iPad Will Change Magazine Design
What will iPad magazine covers look like?

jeudi 13 mai 2010

Des prix, ça change pas le monde sauf que...

Bien que je ne veuille pas confirmer les propos de Madame Petrowsky à propos de l'auto-promotion omniprésente sur le net de la part des blogueurs, j'ai tout de même envie de partager ces quelques bons coups avec vous. Des bons coups auxquels j'ai participé, des bons coups de mon équipe chez Optimum, chez Cossette. Parce que vous me suivez dans mes peines, je vous invite donc aussi à sauter de joie avec moi !

Avait donc lieu mardi soir le gala des Prix d'excellence de la SQPRP, qui ont succédé il y a déjà deux ans aux Prix Équinoxes. Optimum a eu la main heureuse cette année : deux mandats présentés, deux mandats lauréats ! Mes collègues ont reçu un prix Argent (3e position) dans la catégorie Excellence stratégique : communication externe pour Hydro-Québec. De mon côté, j'ai eu la grande fierté de recevoir le Prix Platine (le premier prix !) dans la catégorie Excellence tactique : communication électronique et interactive pour le mandat que j'ai réalisé l'automne dernier pour le Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Quelle joie en plus de recevoir le trophée des mains de mon grand ami Jean-Sébastien de chez Tink !

Le mandat du DGEQ en était un parfaitement dans mes cordes. L'objectif : susciter l’intérêt et la participation de la population (1 104 municipalités en élections simultanées) aux élections municipales et, spécifiquement, intéresser les jeunes âgés entre 18 et 40 ans. Inciter les gens à exercer leur droit de vote, à participer à la démocratie, à faire entendre leur voix, à jouer un rôle actif dans leur communauté... je dis oui !

Toujours dans la même soirée, j'ai appris quasi-simultanément que Cossette remportait pour ce même mandat du DGEQ un Prix STRAT Audace au gala 2010 de l'APCM. Un autre STRAT, cette fois pour la catéorie Impact a été remis à notre agence pour la campagne Bien grandir de la Fondation Lucie et André Chagnon. Pour terminer cette série de bonnes nouvelles, nous avons aussi appris que Cossette avait remporté le Grand Prix au concours québécois Prix Médias 2010 pour le campagne de Mentos Pour que votre monde tourne plus rond.

DGEQ, Fondation Chagnon et Mentos, trois belles campagnes sur lesquelles j'ai eu la chance de travailler côté stratégie et exécution, autant pour des RP dites traditionnelles que des médias sociaux. Des mandats d'envergure qui m'ont permis de travailler en équipe avec d'autres de mes collègues en RP, mais aussi avec ceux issus du Web, de la commandite et de la publicité, à Montréal comme à Québec. Je dis donc bravo à mes consoeurs et confrères au travail, car ce succès est aussi le leur. Quel beau métier que de pouvoir ainsi passer des élections aux enfants et des enfants... aux gommes ! Je me permets de faire mien ce moment de reconnaissance et de profiter allègrement de cette tape dans le dos. Si vous voulez, je pourrai vous parler davantage des résultats et des démarches qui ont été réalisés pour chacun des mandats primés. Je peux vous parler d'autres mandats aussi, mais je vous assure que ceux-là sont particulièrement intéressants ;o)