mardi 24 août 2010

Pourquoi je blogue ? Pour les gens.

Pourquoi je blogue ? C'est ce que m'a demandé Frédéric Harper en réalisant mon portrait de blogueuse pour son podcast vidéo dont je vous parlais tout récemment dans Portraits de blogueurs du Québec. Pourquoi je blogue donc? Pour partager, pour dialoguer, pour apprendre aux autres et apprendre des autres. Pour être utile. C'est drôle, mais cette réflexion me revient à chaque anniversaire de mon blogue. J'en glissais un mot dans 1 an et toutes ses dents et ça me revient chaque année. En résumé, je blogue pour les gens. Je suis une fille de communication, j'aime communiquer, j'aime être avec les gens, être entourée. Quoi de mieux pour une fille de relations publiques geek que de découvrir l'immensité du Web et l'interactivité des médias sociaux où l'on n'est jamais seule!

J'adore mon métier pour cette raison, pour les gens. J'adore découvrir de nouveaux blogueurs chaque mois, échanger avec eux, apprendre à les connaître et à connaître leurs besoins. Développer des relations d'affaires avec eux, mais aussi personnelles. Je parle à monsieur et madame-tout-le-monde sur le net, des gens passionnés comme moi qui ont bien sûr un boulot autre que blogueur. Tout est dans la personne, tout est dans la relation. Plus que jamais avec les relations publiques / médias sociaux, j'ai le pouvoir d'accompagner les entreprises pour qu'elles améliorent leur conversation bidirectionnelle. Pour qu'elle écoute mieux, pour mieux ensuite communiquer, s'ajuster, s'adapter à leurs publics. Établir un meilleur dialogue.

D'ailleurs le 4 décembre prochain se tiendra la première édition de Belles à bloguer, premier événement destiné aux blogueuses québécoises. J'y serai et j'ai bien hâte de rencontrer toutes ces femmes que je lis ou avec qui j'ai développé des liens au quotidien. C'est toujours agréable quand des relations virtuelles passent à la réalité. Vous y serez ?

vendredi 20 août 2010

Le Web : cause ou solution à la crise des médias?

La question n'est pas de moi. Elle a été posée à trois journalistes la semaine dernière. Leurs propos sont relatés sur le blogue du 30. En résumé, le Web offre de belles opportunités pour qui sera bien les saisir, mais demeure en ce moment un lieu d'essais et d'erreurs. Tous les joueurs se regardent aller et prennent des notes.

Il y a longtemps qu'on en parle de la crise des médias due, entre autres, à l'explosion du Web. Comment vivent les journaux et les magazines cette avènement des médias sociaux ? La montée du journalisme-citoyen ? Les réseaux sociaux comme Twitter qui diffusent un scoop plus vite que leur ombre ? Les blogueurs qui commentent l'actualité à qui mieux-mieux, qui se font inviter dans des événements de presse et qui sont souvent reconnus comme experts et influenceurs de premier ordre dans un domaine en particulier ?

Tous les journaux exploitent maintenant une plate-forme Web, copie-conforme de leur format papier ou version améliorée. Des journalistes deviennent aussi blogueurs, des chroniqueurs s'ouvrent aux commentaires de leurs lecteurs. Certains ont un compte Facebook (le Globe and Mail est d'ailleurs un exemple à suivre), d'autres développent des applications originales (Le New York Times sur Facebook avec son Times People). Avec la sortie du Ipad, plusieurs médias y ont aussi vu une opportunité pour ceux voulant trouver un espèce d'équilibre technologique entre l'amour du papier grand format et les possibilités interactives immenses du Web. J'en parlais justement ici me demandant si le Ipad serait le messie tant attendu à la crise des médias imprimés. Intéressant ici de voir par exemple ce top 10 des des meilleures applications d’actualités et de journaux payantes.

Sophie Cousineau a d'ailleurs eu une réflexion à propos du Ipad et des quotidiens dans un article publié dans La Presse Affaires. Elle confirme les multiples possibilités qu'offre le Ipad, mais souligne du même coup l'hégémonie d'Apple qui impose aux médias de passer par son site pour offrir leur application. Le Wall Street Journal a tout de même tenu bon et a décidé d'offrir la sienne directement sur son site Web. D'autres médias se sont regroupés sous le nom de Next Issue Media. Comme le souligne la journaliste :
Time, Condé Nast, Hearst, News Corporation et Meredith se sont associés pour créer leur propre kiosque à journaux virtuels appelé Next Issue Media. Lorsque ce magasin ouvrira, les consommateurs pourront y acheter leurs revues, livres et journaux. Ils pourront les lire sur leur téléphone intelligent, tablette électronique ou ordinateur, et cela, peu importe le fabricant, grâce à une technologie ouverte.
Comment maintenant se positionneront nos médias québécois ?