vendredi 25 juillet 2008

Génération Y : l'invidualisme au service des entreprises

Dans un dossier sur l'emploi, la formation et la relève (Infopresse, mars 2008), on affirme qu'un changement majeur est en train de s'effectuer dans la société. Au travail, la valeur prédominante pour les Québécois est officiellement devenue le développement personnel (35 %). Dans l'industrie de la communication, ce serait une valeur encore plus importante.

Le travail doit en effet être porteur de sens et permettre de se réaliser comme professionnel, mais aussi comme personne. Pour les communicateurs de la Génération Y, dont je fais partie (1979-1994), c'est une nécessité, c'est vital.

Parce qu'ils misent sur leur accomplissement personnel, les jeunes professionnels ne sont pas nécessairement égocentriques ou indifférents aux enjeux de société. Comme le souligne Mélanie Joly dans un texte d'une grande qualité intitulé "du nous en moi" parut dans le 1er numéro du magazine Générations d'idées :

"Une personne qui se définit activement est en harmonie avec ses choix. Elle peut donc donner aux autres sans se nier elle-même. C'est en soi une formidable manière d'assurer la paix sociale. Or, notre génération épouse également des valeurs collectives. Elle veut transporter cette individualité dans la communauté."

La Génération Y est friande de changement, de nouveauté et de défis de toutes sortes. Tant mieux ! Offrons-leur donc des postes à la mesure de leur énergie, de leur talent et de leur ambition. Un jeune professionnel qui se sentira respecté et compris dans son besoin de réalisation de soi au travail demeurera sans aucun doute plus fidèle à son employeur. Car participer à la mission de l'entreprise fera partie intégrante de son développement personnel.

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