mardi 14 octobre 2008

Moisson Montréal fait la job sale

Aujourd'hui c'est le Blog Action Day. La thématique cette année : la pauvreté. Plus de 10 500 blogueurs à travers le monde vont sensibiliser leurs lecteurs aux problématiques liées à la pauvreté via leur tribune. En tant que responsable des communications à Moisson Montréal depuis 2 ans, j'ai tenu moi aussi aujourd'hui à dénoncer l'inacceptable.

La pauvreté, d'abord, quel sujet rébarbatif, non ? Du moins, c'est ce qu'on en déduit si on se fie à la présente campagne électorale. En effet, avez-vous beaucoup entendu nos politiciens parler de pauvreté ? Du tout. Pourtant, il me semble bien qu'il se passe plusieurs situations mondiales plutôt inquiétantes qui touchent directement le porte-feuille des Québécois et qui devraient donc, en principe, intéresser nos élus.

D'abord, la crise alimentaire avec l'augmentation du prix des aliments de base (farine, céréales, pains, etc.). Ensuite, la hausse du prix du pétrole qui a fait elle aussi augmenter le prix de nombreux aliments et produits importés (sans oublier l'essence). Sans oublier la crise financière qui arrive à grands pas...

Tous ces facteurs encouragent la pauvreté. Imaginez maintenant les familles à faibles revenues qui avaient déjà un budget fort serré... Les pauvres sont encore plus pauvres. Plusieurs qui ne l'étaient pas le deviennent. Ajoutons à tout ce beau "mix spécial pauvreté", la rentrée scolaire et le temps des Fêtes qui s'en viennent...

Je ne veux pas être misérabiliste ni jouer avec les coeurs sensibles. Je veux par contre que tous les Québécois se sentent concernés. Qui ne connaît pas un membre de sa famille, un ami, un collègue ou un voisin qui a de la misère à joindre les deux bouts ? Qui n'a pas déjà vécu un divorce, une maladie, un décès ? La vie n'est pas un long fleuve tranquille et tous peuvent être touchés par une situation précaire un jour ou l'autre.

Et qui aide les plus démunis de notre société ? Ce sont tous les organismes communautaires, les banques alimentaires comme Moisson Montréal. Le gouvernement ne s'intéresse pas aux plus "poqués" de notre société. Un exemple ? Seulement 7 % du financement de Moisson Montréal provient du gouvernement... provincial. 0 $ du fédéral.

Pas fort pas fort le soutien gouvernemental. À quand une politique claire et nationale pour lutter contre la pauvreté ? Si les politiciens ne veulent pas agir à long terme, soit. Qu'ils laissent le soin aux organismes de "faire la job sale" soit. Mais qu'ils donnent les moyens aux organismes d'agir. Qu'ils nous donnent les moyens d'en faire plus.

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