Photo rigolote trouvée iciIl y a quelques jours, Martine Dorval a effectué un sondage bien intéressant sur son blogue à propos de la grippe H1N1. La question : "A (H1N1) est-il un virus de communication qui conduira vers l'indifférence ?. À cela j'ai coché, comme la majorité des participants, "Le risque de l'indifférence n'a d'égal que celui de la peur". Le sujet a tellement été exploité dans les médias que les gens ont eu peur oui, mais sont surtout maintenant confus. Et même plusieurs bien indifférents.
Après avoir crié au loup avec la grippe aviaire et autres sujets médiatiquement croustillants, on dit cette fois que c'est sérieux. Il y a toutefois tellement de messages contradictoires que les gens ne savent plus où donner de la tête. Même les professionnels de la santé se contredisent et les rumeurs les plus folles courent sur Internet (il y a même un lien avec la fin du monde de 2012 pour vous donner une idée - via Josianne Massé). Si Internet est le lieu de tous les échanges et de l'accès à l'information, il est aussi le berceau des plus grandes légendes urbaines.
En outre, voici mon commentaire sur le blogue de Martine :
"Consciente de la manie des médias à exagérer une peccadille pour créer des nouvelles sensationnalistes, je dois dire que moi-même je suis bien confuse face aux enjeux de la grippe H1N1. Pour être honnête, le dossier m’intéresse comme communicatrice, mais comme citoyenne, j’y suis plutôt indifférente. Me faire vacciner, pourquoi ? Pourquoi toute cette pagaille pour un cas de grippe semblable à d’autres ? Ma mère – qui comme bien d’autres – a reçu un courriel qui se transmet de mamans en mamans critiquant la pertinence de la campagne de vaccination du gouvernement. Des courriels “rumeurs urbaines” qui font peur aux parents et surtout, qui les rendent complètement dingos. Il n’y a véritablement pas de message clair qui est véhiculé au grand public. Et si les médias détournent le message ? C’est le temps de trouver d’autre canaux de communication pour rassurer la population. Les gens ont des questions. Pourquoi pas un blogue ? Une série de vidéos explicatives sur YouTube ? Peu importe la façon, il y a un dialogue à amorcer ou carrément à rétablir…"Justement, il y a deux vidéos qui ont été diffusées tout récemment sur YouTube pour probablement passer par-dessus tout le "bruit" dans les médias :
Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette se fera vacciner
Dans le contexte de l'influenza A(H1N1), le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège, invite les médecins et leurs patients à se faire vacciner.
J'avoue ces jours-ci être moins indifférente vis-à-vis tout le débat quant à se faire vacciner ou pas, surtout après avoir vu ce jeune homme de 13 ans mourir subitement. Oui il faisait de l'asthme, mais tout de même... Ma mère me pose régulièrement des questions, me demande mon avis, elle se demande quoi faire pour mon petit frère. L'opinion des pairs est d'ailleurs de première importance lorsqu'il s'agit de se faire une tête sur un sujet. Selon un sondage en 2009, la première source d'information pour la population ne sont ni les médias, ni Internet, mais les amis et la famille. Dans une réalité où notre réseau de contact s'élargit sur le Web, je n'ai pas été surprise par l'initiative de Manon Lavoie du blogue M comme Maman qui a demandé l'avis de ses lectrices sur la question du vaccin sur Facebook. Le bouche-à-oreilles, les conversations de parents à parents, voilà ce qui pourra en influencer plus d'un sur sa décision. Étienne Chabot y est d'ailleurs aussi allé d'un billet sur la question en tant que père de trois jeunes enfants.
Alors que faire ? En attendant de se faire notre propre idée, que diriez-vous de décompresser un peu en lisant Monsieur Réponse ?!
2 commentaires:
Bonjour Sophie,
J’aime beaucoup ton billet… J’avoue que nous avons du y penser 2 fois avant de faire vacciner notre fils. Mon conjoint et moi sommes bien informés sur l’influence des médias et nous avions à faire le choix le plus rationnel possible. Dans toute la controverse, nous nous sommes même demandé ce qui poussait les gens à être pour ou contre. D’où viennent toutes ces craintes? Qu’elle crainte est la plus forte, celle du vaccin ou celle de la maladie elle-même? Ce qui est paradoxal selon moi, c’est que le bruit médiatique commence à provoquer une certaine indifférence dans notre entourage alors que le bouche-à-oreilles serait drôlement rassurant. J’aurai bien hâte de lire les écrits post-mortem portant sur la gestion des communications dans ce dossier!
Marie-France
Merci Marie-Fance pour ton commentaire.
Je suivrai moi aussi assurément le développement de la crise au niveau communicationnelle, et surtout, j'ai hâte de lire l'évaluation qu'on en fera après coup. Je reviendrai certainement sur le sujet dans un prochain billet !
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