Vous savez en agence, que ce soit en relations publiques, en Web, en publicité, en communication, il faut être généreux... mais pas trop. Il faut en donner assez pour que le client en redemande. Mais en même temps, il ne faut pas tout vendre sa salade quand le contrat n'est pas signé. Quand l'argent n'entre pas encore officiellement. Quand la relation en est encore à ses premiers balbutiements. On doit séduire sans tout dévoiler. L'équilibre est assez difficile à atteindre, car chaque client a sa dynamique, ses attentes, ses limites. On peut se faire voler un concept si on montre tout, si on dit tout. Se faire voler son savoir, ses idées, son expertise. Mais jusqu'où allez ?
Ça me fait penser aux firmes qui ont peur de voir leurs employés sur LinkedIn. Un peu comme les firmes qui ne veulent pas mettre le nom de leurs employés sur leur site Web. Ils ont peur de se faire voler leur équipe. Comme si le simple fait de se montrer virtuellement sur un site de réseautage professionnel démontrait qu'on se cherche un nouvel emploi, qu'on est à vendre. Personne n'a pensé qu'on pouvait attirer des clients potentiels ? Des partenaires d'affaires ? Comme si parce qu'on nous voyait la bet sur un site, on n'était une proie facile. Pour l'entreprise, deux choix : humaniser son image et révéler le dynamisme, le professionnalisme et l'expertise de son équipe OU se fermer les yeux en espérant "que ça passe". Une agence vend non pas des produits, mais des cerveaux. Pour exploiter le QI de son équipe, il ne faut pas tant le montrer que le démontrer. La pertinence plus que l'abondance. L'utilité plus que la visibilité.
Qu'on donne trop de détails dans une soumission, lors d'un pitch ou dans une rencontre de développement des affaires ou qu'on mise beaucoup dans la formation de ses employés, qu'on les balade, les montre, et les rendent visible dans toutes les tribunes possibles, un même constat : on investit dans le futur...
4 commentaires:
Chère Sophie!
Merci pour ce billet. Très intéressante réflexion.
Au plaisir de te relire.
A+
Rodrigo
Sophie je partage ton point de vue également. Bâtir et développer son identité numérique est une valeur ajoutée que nos patrons doivent considérer... Billet très intéressant. À+
Serge
Ce que vous décrivez est ce que certains reprochent (en interne) à la recherche publique française, à laquelle j'appartenais encore l'an dernier.
A savoir qu'on y est généreux et transparents... jusqu'à un certain point. Et ces chercheurs sont visibles partout sur le Net sans que personne ne cherche à les en dissuader.
"Les agences qui exploitent le QI" ??!! Hahaha !
On ne demande pas à un journaliste d'avoir de l'intelligence, mais de faire où on lui dit de faire !
La vérité sort de la bouche du web: Qui a parlé de la réalité des fait à propos du Golfe du Mexique et de sa pollution inachevée ? Qui a parlé et démonté l'escroquerie du GW d'Al Gore ? Qui a parlé des vaccins empoisonnés que tout le monde aurait pris si Internet n'était pas là ?
Soyons juste; la 'crise de la monoculture gouvernementale' on s'en fout !
Vive Internet !
Enregistrer un commentaire