Laurent répond à mon commentaire d'ailleurs comme suit :
"Sans même aller dans le viral, car ce n’est pas non plus le but ultime d’une vidéo en ligne, il est bon de respecter les codes de communication spécifique à Internet. Je suis sûr que si Air Canada t’avait demandé ton avis, tu leur aurais conseillé un peu plus d’ouverture dans leur diffusion."Il a raison ! Lorsqu'une entreprise veut faire entendre sa voix sur le Web pour rétablir sa réputation, redorer son image ou passer un message important à la population en temps de crise, il y a des nice to have, mais surtout des incontournables (l'ouverture en fait partie). Voici ce j'aurais conseillé :
- Être authentique dans son discours : Je trouve à ce chapitre que le PDG s'en sort mieux que la dame aux communications visiblement nerveuse. Elle a un air pincée, elle a appris un texte par coeur. Le PDG semble plus décontracté, ses phrases coulent mieux, comme dans une conversation (même s'il est préparé - et il doit l'être).
- Simplicité dans la production : Une introduction dans la vidéo ? Youtube fournit déjà un espace texte pour décrire la vidéo et la mettre en contexte. Je préfère un minimum de montage (ou pas du tout) pour ne pas alourdir la vidéo. Attention : une vidéo simple ne veut pas dire butchée. On peut apporter une attention particulière au décor et à l'éclairage, mais il faut garder en tête que ce n'est pas une publicité (sinon on achète du temps d'antennes). Une vidéo bien cadrée et de bonne qualité est de mise.
- Court sans être un court métrage : 8 minutes c'est bon pour une WebTV ou un court métrage. Pour un "message d'intérêt public", mieux vaut être concis, clair et punché. Il y a tant de vidéos sur le net à écouter... Personnellement, je décroche après 1 ou 2 min.
- L'écrit aussi important que le parlé : Vous savez que dans un communiqué le titre doit révéler clairement la nouvelle ? C'est souvent la seule chose que lira le journaliste. Pour une vidéo c'est le même principe : il doit résumer le contenu. Pourquoi ne pas avoir mis un texte descriptif pour la vidéo et un texte pour le profil d'utilisateur (Air Canada) ? Tant qu'à communiquer, utilisons le maximum d'espace à notre portée. De plus, les textes sur le Web ont une double fonction : ils fournissent de l'information oui, mais ils servent surtout aux moteurs de recherche. Insérer un maximum de mots-clés dans nos textes permet aux internautes de trouver notre vidéo. Sans auditeurs, on parle dans le vide !
- Laisser place aux commentaires - un critère indiscutable : Les médias sociaux, c'est pour engager la conversation. Si le client tient mordicus à ne pas permettre aux internautes de laisser un commentaire, on oublie Youtube. Ne pas se servir des médias sociaux n'est pas un crime. Utiliser un espace d'échange sans permettre la-dite échange est inconcevable. En agissant de la sorte, l'entreprise envoie clairement le signe qu'elle redoute la critique, qu'elle est fermée au dialogue et pire, qu'elle n'a que faire de l'opinion de ses clients. En tout temps, mais surtout dans un contexte difficile, il est impératif de maintenir une bonne communication avec ses publics. Se replier ne peut qu'aggraver la situation.
2 commentaires:
Je n'avais pas vu le vidéo de Maple Leaf. Je le trouve efficace, pas de perte de temps, le big boss assis SUR son bureau comme quand tu reçois un ami. Court et direct.
Ils ont quand même bien compris comment ça marche.
Merci pour ton commentaire Pierre-Luc. Je me suis posée la question pour le Québec, s'il aurait dû produire une autre vidéo en français avec une autre membre de l'équipe...
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